Ca y est, c’est décision, on va tout faire pour devenir un mentaliste. On va pousser les murs, faire tomber les barrières et c’est décidé. Dans quelques mois, on va exercer la profession de mentaliste.
C’est parfait d’avoir de l’ambition. Mais il faudra réfléchir un peu plus loin que son bout du nez. Combien de commerçants ont mis la clef sous la porte après avoir crées leurs boutiques ?
C’est bien d’avoir un projet, de vouloir investir quelques billets sur une formation. Mais il faut regarder plus loin. Voir ce que cela va entrainer comme modification. Mais au faite pour devenir mentaliste, il faut remettre à plat les choses. Il faut être prêt à voyager, à être polyvalent. Avoir un bon sens relationnel. Si c’est le cas, on est armé pour partir dans cette voie pleine de promesses. On souhaite bonne chance au futur mentaliste.
Puisque vous êtes encore là, on va vous expliquer un tour pour devenir mentaliste, un truc simple.
Il n'y a là rien d'inédit, il ne s'agit même pas d'un perfectionnement, mais simplement d'une combinaison de deux procédés, dispensant d'appareils et permettant une présentation sur scène ou dans un salon par un débutant en mentalisme. L'expérience peut être intitulée, soit « Les Atomes crochus », soit « La Bibliothèque ». Il s'agit d'un de ces bons vieux tours qui conservent toujours leur saveur et apportent à celui qui les présente des applaudissements certains.
L’artiste présente six journaux différents du jour et prie un spectateur d'en choisir un librement en les lui remettant tous entre les mains.
Remontant en scène, il dépose les cinq journaux restant. Puis il apporte cinq autres exemplaires de celui choisi et les distribue à cinq spectateurs.
Le premier de ceux-ci a donc choisi un journal.
Le titre en est écrit à la craie sur un tableau noir placé au bord de la scène.
Au fur et à mesure, un aide ou un spectateur de bonne volonté, ou plus simplement le mentaliste lui-même écrit sur le tableau le résultat de ces différents choix. Tout ceci fait, l'artiste décroche une grande enveloppe portant un point d'interrogation, suspendue par deux fils et deux petites pinces, depuis le début de la séance, au milieu de la scène.
Cette enveloppe, qui est remise au septième spectateur, est ouverte par lui et contient sur une feuille de papier, le résultat prévu d'avance, de ces opérations successives.
C’est un truc simple pour devenir mentaliste. Mais au faite quel en est l’explication ?
L'enveloppe est suspendue très haut et le mentaliste est obligé de monter sur une chaise pour la décrocher. C’est ici le truc de mentaliste, cela consiste en un échange au dossier contre celle qui vient d'être cachetée par l’assistant après insertion de la feuille complétée suivant les choix des spectateurs.
On ne peut s'imaginer, sans l'avoir essayé, la facilité et le naturel avec lesquels ce change s'effectue. L'enveloppe décrochée est tenue entre l'index et le médius droit, le dossier de la chaise est saisi entre le pouce et l'index de cette main pour aider à descendre. C'est à ce moment que la deuxième enveloppe est saisit entre le médius et l'annulaire pendant que la première est abandonnée dans une servante (on peut dire que c'est une pochette en forme de vide-poches). Il s'agit en somme d'un filage de carte. Et vous avez compris que la chaise doit avoir un dossier minimum de 20 cm pour fixer à l'arrière la pochette.
Après ceci, inutile de vous dire que les journaux sont sans préparation et peuvent être achetés le jour même de la séance. La chaise est placée près de la coulisse où se tient l’assistant du côté opposé au tableau noir. Dans un salon on la place près d'une porte.
Rien n'empêche de rompre l'uniformité des choix demandés aux spectateurs en employant des accessoires divers non truqués, par exemple : dé à jouer ordinaire pour désigner la colonne de la page, celle-ci- en comportant généralement six. Petits cartons numérotés différemment pour la ligne de l'article, etc...