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Formation mentalisme

Une formation en mentalisme ne consiste pas seulement à découvrir quelques secrets. Il faut aussi apprendre à parler, observer, retenir certaines informations et surtout savoir présenter les choses devant les autres. Au début, tout ne vient pas naturellement. Il faut essayer, recommencer et accepter que certaines choses demandent un peu de temps.

Le mieux est de ne pas vouloir tout faire d'un seul coup. Un effet simple mais bien présenté donnera souvent un meilleur résultat que plusieurs tours appris trop vite. Ensuite, avec les essais et les réactions du public, chacun commence peu à peu à trouver sa façon de faire.

La clé est dans le travail

On a déjà vu un de ces artistes en spectacle de mentaliste et forcément la question arrive : comment diable fait-il ? Un mot est pensé, un nombre est choisi et quelques instants plus tard la réponse tombe. Cela donne envie d'essayer soi-même et de voir si l'on peut arriver au même résultat.

Seulement voilà, le mentalisme ne tombe pas du ciel. Il suffit de regarder travailler un magicien mentaliste pour comprendre qu'il y a beaucoup de travail derrière. Il faut recommencer et surtout ne pas vouloir aller trop vite. Au départ on apprend une chose simple et c'est déjà très bien. Une fois qu'elle fonctionne correctement, on passe à la suivante.

Il faut aussi accepter que les débuts ne soient pas parfaits. Un tour qui fonctionne très bien seul dans une pièce peut devenir beaucoup plus compliqué devant trois personnes qui parlent en même temps. C'est là que l'apprentissage commence vraiment.

Commencer une formation pratique mentalisme à un rythme régulier

Le piège est assez simple. On regarde plusieurs vidéos, on découvre des dizaines de tours et on veut tout faire. Au final on connaît beaucoup de choses mais rien vraiment correctement. Il vaut mieux prendre un seul effet et le travailler.

On le répète plusieurs fois. Ensuite on le montre à quelqu'un. Puis à une autre personne. Très vite on remarque que les réactions changent. L'un pose des questions, l'autre ne dit rien et un troisième veut absolument toucher les cartes.

C'est justement cela qui apprend à devenir plus à l'aise. Le secret du tour ne suffit pas. Il faut aussi savoir quoi dire et comment continuer lorsque le public ne fait pas exactement ce qui était prévu.

La parole compte beaucoup

Un mentaliste parle beaucoup. Pas forcément pendant dix minutes sans s'arrêter, mais les mots accompagnent l'expérience. Ils donnent une direction et permettent au public de comprendre ce qu'il doit regarder.

Une mauvaise explication peut casser un bon tour. À l'inverse, quelque chose de très simple peut prendre une autre dimension lorsque la présentation est bonne. Il faut donc apprendre à parler sans donner l'impression de réciter.

Au début, on a naturellement tendance à reproduire ce que l'on a vu. Regarder travailler certains noms du mentalisme peut donner des repères. La façon de parler, les gestes, quelquefois même les blagues donnent des idées. Cela peut aider pour apprendre, mais il faut ensuite s'en détacher.

Un magicien mentaliste utilise plusieurs outils

Pour ce faire, un magicien mentaliste à Paris comme ailleurs utilise plusieurs techniques. Il n'y a pas une méthode unique. C'est souvent un mélange de plusieurs choses qui donne le résultat final.

Vu comme cela, rien ne paraît vraiment extraordinaire. Pourtant lorsque tout arrive au même moment, le public ne sait plus trop où regarder. Et c'est là que le mystère commence à fonctionner.

Travailler sa mémoire sans vouloir devenir une machine

La mémoire peut beaucoup servir. Retenir quelques prénoms, une série de mots ou plusieurs nombres donne déjà des possibilités intéressantes. Il n'est pas nécessaire de commencer avec cinquante chiffres.

On peut prendre dix objets, les mémoriser et essayer de les restituer dans l'ordre. Une fois cela acquis, on mélange. Cela paraît simple, mais au bout de quelque temps on voit déjà une différence.

Le but n'est pas de devenir une machine à retenir tout ce qui passe. Il faut surtout être capable de garder quelques informations pendant que l'on continue à parler normalement devant les personnes.

Observer oui, deviner tout non

L'observation est importante mais il ne faut pas lui faire dire n'importe quoi. Une personne regarde à droite, croise les bras ou hésite avant de répondre. Cela peut donner une indication mais certainement pas une vérité absolue.

Il faut surtout regarder l'ensemble. Est-ce que les gens suivent ? Est-ce qu'ils commencent à décrocher ? Est-ce que le tour est trop long ? Voilà des choses beaucoup plus utiles pour un artiste.

Avec le temps on ressent mieux la salle. On sait quand il faut accélérer ou au contraire laisser quelques secondes de silence. Et là encore cela vient surtout avec la pratique.

Poser une question paraît simple mais ne l'est pas toujours

Une question mal formulée peut créer immédiatement un problème. Le spectateur ne sait plus ce qu'il doit faire et tout le monde commence à attendre. Ce n'est pas l'idéal.

Il faut donc apprendre à être clair. Dire peu de choses mais les dire correctement. La personne doit comprendre en quelques secondes ce qu'on lui demande.

Une fois la consigne donnée, il faut laisser vivre le moment. Quelquefois le public fait même mieux que ce qui était prévu.

Influencer un choix n'est pas contrôler quelqu'un

On parle souvent d'influence dans le mentalisme. On peut aussi additionner certains points de la technique en manipulation mentale. Mais il ne faut pas imaginer qu'une personne devient soudain une marionnette.

L'artiste peut orienter l'attention, présenter une possibilité de manière plus naturelle ou poser une question avec une certaine tournure. Cela peut avoir un effet sur le choix, mais rien n'est absolument garanti.

Le mentalisme reste un spectacle. Les gens viennent pour être surpris. Le but n'est pas de contrôler leur vie mais de créer pendant quelques minutes une situation étonnante. C'est un peu la même chose avec l'hypnose et la transe : mieux vaut comprendre ce qui se passe réellement avant d'imaginer des pouvoirs extraordinaires.

Un jeu de cartes suffit déjà pour apprendre beaucoup

Cartes pour formation mentaliste

Il n'est pas nécessaire d'acheter du matériel compliqué dès le départ. Un simple jeu de cartes permet de travailler les gestes, la mémoire et la présentation. C'est déjà beaucoup.

On apprend un tour, puis on essaie de le faire sans regarder constamment ses mains. Ensuite on travaille les paroles. Et lorsque tout commence à aller ensemble, le tour devient beaucoup plus naturel.

Il ne faut pas non plus choisir immédiatement les manipulations les plus difficiles. Le spectateur ne connaît pas la difficulté du geste. Lui regarde surtout si l'effet est propre et si le moment est intéressant.

La famille sert souvent de premier public

À un moment il faut bien essayer devant quelqu'un. La famille et les amis sont souvent les premiers à passer par là. Ils ne sont pas toujours les spectateurs les plus faciles, car ils connaissent l'artiste et cherchent quelquefois le truc avant même que le numéro commence.

Mais cela apprend aussi à tenir bon. Quelqu'un pose une question au mauvais moment, un autre regarde là où il ne faut pas et malgré tout il faut continuer.

On comprend vite qu'un tour n'est jamais exactement pareil d'un public à l'autre.

Un raté peut aussi apprendre beaucoup

Oui, un tour peut rater. Cela fait partie du jeu. Une carte n'est pas la bonne, une personne n'a pas compris ou l'artiste lui-même oublie un détail. Ce n'est pas agréable mais cela arrive.

Le plus mauvais réflexe est souvent de paniquer et de commencer à tout expliquer. Le public ne sait pas toujours ce qui devait arriver. Il est parfois possible de passer simplement à autre chose.

Avec l'expérience, on prépare même quelques solutions de secours. Pas besoin d'en avoir dix. Deux ou trois suffisent déjà pour éviter de rester bloqué.

Faire dix minutes correctement avant de vouloir faire une heure

Lorsque trois ou quatre effets commencent à fonctionner, on peut les mettre ensemble. Dix minutes de spectacle bien construites représentent déjà un bon début.

Le premier tour doit permettre d'entrer facilement dans le sujet. Le suivant peut être plus fort et le dernier laisser une impression plus marquée. Pas besoin de tout montrer en une seule fois.

Il faut aussi varier. Si chaque numéro consiste à demander un mot puis à le retrouver, le public finira par comprendre le principe général même sans connaître le truc.

Une formation peut aider mais ne fait pas tout

Suivre une formation de mentaliste peut faire gagner du temps. Quelqu'un d'expérimenté voit tout de suite un geste mal placé ou une phrase qui ne fonctionne pas. Cela évite quelquefois de prendre de mauvaises habitudes.

Mais après la formation, il faut revenir au travail. Répéter, tester et recommencer. Personne ne devient bon uniquement parce qu'il a passé une journée avec un formateur.

Les livres, les vidéos et les rencontres avec d'autres passionnés peuvent aussi beaucoup apporter. Chacun trouve ensuite sa manière d'apprendre.

Le numéro doit paraître simple une fois sur scène

Un spectacle est souvent millimétré. Beaucoup de choses ont été préparées avant. Pourtant le public ne doit pas ressentir ce travail. Il doit avoir l'impression que tout arrive naturellement.

C'est là toute la difficulté. Plus on connaît son numéro, moins on donne l'impression de réfléchir à ce qu'il faut faire ensuite.

Le travail doit presque disparaître au moment où l'artiste arrive devant les spectateurs.

Le vrai public change la donne

Jouer devant deux amis et devant quarante personnes n'est pas la même chose. Les réactions sont plus fortes et il faut regarder beaucoup plus loin que les deux premiers rangs.

Un petit effet qui fonctionne parfaitement autour d'une table devient quelquefois invisible dans une salle. Il faut donc adapter. Certains numéros resteront pour le close-up, d'autres seront mieux sur scène.

C'est avec les premières représentations que l'on commence vraiment à faire le tri.

On continue d'apprendre même après plusieurs années

Un mentaliste qui pratique depuis longtemps continue normalement à changer des choses. Une phrase devient plus courte, un tour disparaît ou une nouvelle idée arrive.

Le spectacle bouge avec l'artiste. Ce qui fonctionnait très bien quelques années auparavant peut sembler trop long aujourd'hui. Il faut savoir enlever autant qu'ajouter.

Finalement se former au mentalisme ne se termine pas vraiment. On apprend les bases, on joue devant les gens et ensuite on continue à corriger. C'est beaucoup de travail, mais c'est aussi ce qui rend cet art intéressant.